Audition sur la maladie de Lyme

Nous avons travaillé hier en Commission des finances sur la maladie de Lyme et le financement de la lutte contre cette maladie transmise par les tiques sur la base de l’excellent rapport de ma collègue Véronique Louwagie.

En 2019, 50 000 citoyens français étaient touchés par Lyme.

Le constat est sans appel : la maladie reste méconnue malgré les améliorations de la prévention, la recherche fondamentale est sous financée et les moyens accordés aux diagnostics insuffisants.

Il est essentiel sur ce sujet qui touche au coeur de nombreux citoyens de dépasser les clivages politiques.

Je souhaite prendre pleinement ma part dans ce combat contre une maladie dont la transmission par les tiques se produit en milieux naturels et tout particulièrement en forêt.

C’est pourquoi je défendrai pour le prochain budget de la Nation discuté en automne-hiver l’augmentation du budget accordé à la recherche et la création d’un centre de référence dans les Hauts-de-France afin de prendre en charge efficacement les malades du territoire.

Le Plan nationale de prévention et de lutte contre ces maladies transmissibles par les tiques a prévu en 2016 la création de 5 centres de référence sur le territoire national. Ces centres améliorent la prise en charges des malades, répondant à leur désarroi croissant face aux controverses scientifiques et aux incertitudes persistantes sur le diagnostic de la maladie. Ce Plan a également engagé 365 000 euros depuis 2016 pour une meilleure prévention. Il faut consolider ces mesures qui reconnaissent la maladie de Lyme comme un enjeu majeur de santé publique.

Le rapport présenté aujourd’hui révèle cependant les insuffisances des mesures existantes et nous invite à poser les bases d’un nouveau Plan national. Beaucoup reste à faire pour doter tous les territoires de médecins compétents en matière de diagnostic et de traitement : c’est pourquoi je soutiens les propositions visant à améliorer la prise en charge des patients par l’expérimentation d’un recensement obligatoire. La création d’un référent national serait également utile afin de mieux piloter les centres de référence et coordonner les projets de recherche qui doivent se développer considérablement.

La recherche a en effet un rôle immense à jouer dans la restauration de la confiance des patients et la résolution des nombreuses controverses scientifiques. Le budget actuel d’1,5 million d’euros par an alloués à la recherche sur la maladie de Lyme est visiblement insuffisant. Il est nécessaire d’accentuer nos recherches cliniques concernant les diagnostics afin d’obtenir des tests rapides et efficaces, comme je l’avais appuyé dans ma demande auprès du Ministère des solidarités et de la santé. Mieux connaître cette maladie, c’est se donner les moyens de la vaincre et de dépasser les clivages qui persistent aujourd’hui.

J’apporte tout mon soutien à ma collègue et au travail remarquable effectué. Je n’oublie pas celle qui m’a sensibilisée à peine élue sur ce sujet Nathalie Jercet et continue de me mobiliser sur ce sujet qui affecte notre territoire.

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