Visite de la Secrétaire d’État chargée de la biodiversité

J’ai tenu à amener sur notre territoire Bérangère Abba Secrétaire d’Etat à la Biodiversité, pour aborder 2 sujets sensibles : Le changement climatique et les interrogations que nous portons tous sur la soutenabilité de l’usine de l’eau et bien-sûr l’impact de la sécheresse sur la forêt de Mormal.

En conséquence de ma sollicitation, la Secrétaire d’État va demander une étude indépendante scientifique et objective pour interroger la soutenabilité de l’autoroute de l’eau car le climat des années 90 à la naissance du projet n’est pas le même qu’en 2020, comme nous le savons tous.

Elle a également interrogé les équipes de l’ONF sur la réécriture de l’aménagement forestier et a tenu à s’assurer que 3 principes seraient respectés : 1. la participation du grand public et des scientifiques, 2. une valorisation de la biodiversité exceptionnelle de la forêt de Mormal. 3. un regard constant de l’adaptation de la gestion de la forêt face au défis que nous imposent le dérèglement climatique.

Après une visite en forêt avec les agents de l’Office national des forêts, nous avons échangé dans les locaux de l’usine de traitement des eaux NORÉADE sur des points clés :

La qualité de l’eau, qui contient des taux de nitrate importants

Le traitement des boues

L’utilisation de l’eau des carrières : dans le cadre du Pacte Sambre-Avesnois-Thiérache, nous étudions avec l’ARS la possibilité d’utiliser l’eau des carrières pour produire de l’eau potable.

Le renouvellement des réseaux, qui est un problème majeur dans la politique de l’eau. Le SIDEN-SIAD a investi 14 millions d’euros, et nous constatons aujourd’hui qu’il faut apporter une nuance sur l’objectif initial, qui était le partage de la ressource pour tout le département.

Depuis quelques années, il y a des épisodes de sécheresse relativement sévères et qui ont un impact assez fort sur le rechargement des nappes phréatiques, dont vient 90% de l’eau potable. Nous devons nous tenir aux côtés de l’Agence de L’eau Artois Picardie pour anticiper des solutions et s’adapter le plus rapidement possible.

Le changement climatique qui est à nos portes nous invite à nous questionner sur notre capacité à gérer nos ressources en eau.

La question fondamentale que j’ai souhaité aborder avec la Ministre est que nous devons définir ensemble quelle est notre part et quel est notre équilibre entre la ressource et la nature locales, l’envie de développement de nos territoires et l’équité entre les différents territoires du Département du Nord.

Ce projet est au coeur de mon mandat et de mes préoccupations et dépasse largement notre territoire. Preuve en est, je viens d’accepter de travailler sur l’orpaillage en Guyane, source principale de déforestation de l’Amazonie française.

Nos forêts connaissent des périls, qu’elles soient tropicales ou continentales. Près de chez nous ou à des milliers de kilomètres, la forêt a besoin de notre aide.

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