Permettre la juste rémunération des agriculteurs français

En séance pour examiner la proposition de loi de mon collègue Grégory Besson-Moreau visant à permettre la juste rémunération des agriculteurs français, et préserver notre souveraineté alimentaire.

Depuis trois ans, avec les Etats Généraux de l’Alimentation, puis la loi EGAlim, nous nous mobilisons pour soutenir notre agriculture, à travers l’encadrement des contrats de vente de produits agricoles, le relèvement du seuil de revente à perte, et le renforcement de la transparence dans les relations commerciales.

Ce texte se situe dans la continuité de ces avancées, en portant des objectifs de rééquilibrage des relations commerciales entre les différents maillons de la chaine agro-alimentaire et en inversant la logique contractuelle actuellement en vigueur.

Nous faisons des contrats écrits et pluriannuels la norme en matière de contrats de vente de produits agricoles entre un producteur et son premier acheteur, pour une durée minimale de trois ans, avec une formule de révision automatique des prix ;

Nous sécurisons la rémunération des producteurs agricoles par les industriels, en améliorant la transparence du coût d’achat de la matière première agricole dans les conditions générales de vente ;

Nous créons un comité de règlement des différends commerciaux agricoles ;

Nous rendons obligatoire l’indication du pays d’origine pour les produits agricoles et alimentaires pour lesquels il existe un lien avéré entre certaines de leurs propriétés et leur origine ;

Nous soumettons à autorisation de l’autorité administrative les publicités hors magasins sur les opérations de dégagement.

Mon amendement imposant le principe d’une rémunération « ligne à ligne », pour plus de transparence et une meilleure prise en compte de l’intérêt de l’agriculteur qui va négocier des contrats avec les distributeurs a été adopté en séance. Cette avancée est possible grâce au travail fourni par mon collègue Besson-Moreau, et son rapport qui est salué par le monde agricole

Ce texte doit ainsi permettre de mettre fin à la situation actuelle, où les agriculteurs français ne peuvent plus vivre dignement de leur travail car leur rémunération est devenue une simple variable d’ajustement dans les négociations commerciales.

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